Fin & Début

Arrêt de ce blog. Le nouveau est ici

Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 12:55

J'arrête ce blog sur cette plateforme et le continue sur Wordpress à cette adresse :

 

http://blogameni.wordpress.com/

 

Il est bien évidemment un peu vide pour le moment, mais devrait se remplir petit à petit.

 

Ce blog continuera d'exister pour garder les articles (un petit peu la flemme de copier tous les billets de l'ancien vers le nouveau... Aussi peu nombreux soient-ils)

 

En espérant que les (quelques) gens qui passent par là continuent sur l'autre ;)

Par Ameni
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Vendredi 2 mars 2012 5 02 /03 /Mars /2012 11:15

http://www.cinetrafic.fr/images/affiches/medium/aff_864548140132.jpg?1330642934

Titre complet :

Adieu Camarades !

L'Empire Soviétique 1975-1991

De l'apogée à l'effondrement

Récits personnels et histoire collective

 

Série documentaire de Andrei Nekrasov

Ecrite par Jean-François Colosimo, Andrei Nekrasov et György Dalos

Durée : Environ 6h.

Distributeur : Arte Editions

Sortie DVD : 7 février 2012

Synopsis : Voir ce dossier d'Arte

 

 


 

(Premier) DVD reçu dans le cadre de l'opération DVDTrafic du site web Cinetrafic (une sacrée affaire, voir ci-dessous pour le pourquoi !) et c'est cette fois un documentaire.

 

 

Le défi d'Adieu Camarades ! était de taille ; pas facile de traiter l'agonie du régime soviétique dans toute sa durée et sa complexité.

 

Le défi est brillamment relevé par un documentaire en 6 parties d'environ 50min chacune :

  • Apogée (1975-1979)

  • Menaces (1980-1984)

  • Espoir (1985-1987)

  • Réveil (1988)

  • Rébellion (1989)

  • Effondrement (1990-1991)

La première partie donne le ton : Un homme commence par dire son regret de la fin du rêve communiste.

 

« C'est la fin. Voilà ce que je me suis dit, Le souvenir que j'en garde est d'une effroyable netteté. C'était le 25 décembre 1991. J'avais 33 ans et quelque chose est mort en moi-même. Pour moi, c'était l'idéal le plus puissant depuis le christianisme : mort. Le communisme était mort… »

 

Il est ensuite repris par sa fille, qui a grandi à l'Ouest, a étudié l'Histoire et qui adopte un ton nettement plus critique vis-à-vis du régime communiste. Ce dialogue entre générations marque le fil directeur et permet des nuances à un événement, des contradictions entre les deux personnages ou plus simplement d'échanger les points de vue. Cette forme dialoguée est particulièrement intéressante pour une période aussi complexe et permet un traitement nuancé très appréciable.

"Bizarrement" on ne voit que la fille, le père n'étant présent que par le biais de la voix off. Comme pour mieux montrer l'effacement du passé.

 

Il aurait été facile, même en 6h (à peu près), de se reposer sur les différents événements qui ont jalonné le déclin de l'empire soviétique. Adieu Camarades traite, heureusement, autant les faits que la culture populaire et l'opinion des différents protagonistes qu'ils aient contribué, vécu ou subi cette période... Enrichissant ! Mais j'en suis venu à regretter par moment l'absence d'explications sur certains événements ou certains personnages... (tout en admettant qu'un traitement exhaustif aurait nécessité bien plus de 6h de documentaire )

 

Adieu Camarades reprend aussi la bonne vieille formule Images d'archives/témoignages d'anciens acteurs de cette époque, qu'ils soient écrivain des discours de Brejnev, général du KGB, ouvrier polonais, bras droit de Gorbatchev, étudiant roumain... Les interviewés sont de toutes les nationalités, de tous bords politiques (de l'époque) et de toutes catégories sociales. La situation de la maison-mère est présentée au même titre que tous ses pays-satellites, développés au gré des différentes parties.

 

Petit regret, après avoir fini le 6e documentaire : que le premier de la série ait trop servi à mettre la machine en route, et notamment la conversation fille/père, la qualité est du coup un peu en dessous des autres. Ceci dit, pour le reste, la qualité du montage offre un dynamisme qui fait passer le temps à une allure impressionnante. (La dernière partie sur l'effondrement aurait même pu largement être développée...)

 

Adieu Camarades est pour le coup une excellente surprise, d'autant que le sujet traité est assez copieux. Le fait d'avoir découpé en 6 sujets d'une cinquantaine de minutes chacun permet aussi d'atténuer largement le côté cours magistral de 6h et de permettre un visionnage à tous.

 

 


- Découvrez d’autres oeuvres chez Cinetrafic dans la catégorie Documentaire et la catégorie Film récent.

Par Ameni - Publié dans : Films
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 22:30

http://www.seriebox.com/cine/img/10/10756/affich_10756_1.jpg?id=627Synopsis : George Smiley est l'un des meilleurs agents du "Cirque", quartier général des services secrets britanniques. Alors qu'il vient à peine de prendre sa retraite, le cabinet du Premier Ministre fait de nouveau appel à lui. Le centre de Moscou, leur ennemi juré, aurait un agent double, infiltré au sein du Cirque. Smiley est chargé de démasquer la taupe parmi ses anciens collègues. (Source : Allociné)


 

Je ne serai pas aussi catégorique que le Times "Grandiose" ou que le Point "Le meilleur du film d'espionnage" (Je ne m'y connais pas assez d'ailleurs), je me contenterai de dire que La Taupe est un excellent film (et c'est déjà pas mal).

 

La Taupe dispose d'atouts de poids (en plus de ses pattes puissantes) : ses acteurs, son scénario (adapté du livre de John le Carré) et son réalisateur (Même si celui-ci n'a jusque là réalisé qu'un film, mais quel film aussi... Morse, que je recommande vivement).

 

Un mot pour décrire La Taupe : (La) classe. La classe de ses acteurs (Gary Oldman, impressionant de sobriété, Colin Firth, l'élégance personnifiée, Benedict Cumberbatch, qui prouve que son talent ne demande qu'à être exploité, Mark Strong, impeccable, Tom Hardy, qui réussit une belle performance malgré sa coupe de cheveux, etc...) La classe du milieu de l'espionnage de l'époque et de ces années-là en général également,...

Pourtant quand on a "classe" et "espionnage" dans la même phrase on peut facilement avoir en tête James Bond (et je ne parle pas de l'éternel débat de qui incarne le mieux l'élégance de 007...). Rien ne serait plus éloigné de la vérité, déjà parce qu'il n'y a ici qu'espionnage, intrigues (un brin obscures par contre. C'est dommage), manipulations et réalisme, mais aussi car George Smiley est le parfait anti-James Bond. Et j'arrêterai là la comparaison !

 

Deux heures pour trouver la taupe ; pas trop de longueurs et un peu de temps pour le film à se mettre en place. Peut-être une tentative de Tomas Alfredson de laisser le temps au spectateur de s'immiscer dans cet univers assez complexe ou à lui-même de trouver ses marques ? (J'essaie de trouver des excuses, je n'ai pas dit qu'elles étaien bonnes)

 

Impossible de parler du scénario, mais l'essentiel est dans cette phrase (que je n'arrive pas à me sortir de la tête...) "There is a mole, right at the top of th Circus [le surnom du MI-6]". Je peux seulement en dire, d'après ma maigre expérience du film d'espionnage, que La Taupe est un film très classique, plus du classique-efficace que classique-sans saveur bien sûr. Quelques bons ingrédients également, en plus de ceux déjà cités, notamment deux personnages-clés de l'histoire... qu'on ne voit pas, ou du moins qu'on ne fait qu'apercevoir. Ou l'art de distiller le mystère au compte-gouttes.

 

Pour le reste... et bien que les amateurs de film d'espionnage se réjouissent, La Taupe est une réussite. Pas de quoi renouveler le genre mais qui y fait honneur.

L'occasion aussi de confirmer le talent d'une bonne fourchette d'acteurs et d'un réalisateur. (Bien que Morse, dans un genre très différent certes, m'ait plus marqué que La Taupe)

Je ne le précise habituellement pas, mais je recommande vraiment de voir La Taupe en VO !

 

 

 

Un vrai bijou cette bande-annonce, isn't it ?

Par Ameni - Publié dans : Films
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Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 09:52

http://www.seriebox.com/cine/img/10/10841/affich_10841_1.jpg?id=65Synopsis : Sherlock Holmes a toujours été réputé pour être l'homme à l'esprit le plus affûté de son époque. Jusqu'au jour où le redoutable professeur James Moriarty, criminel d'une puissance intellectuelle comparable à celle du célèbre détective, fait son entrée en scène… Il a même sans doute un net avantage sur Holmes car il met non seulement son intelligence au service de noirs desseins, mais il est totalement dépourvu de sens moral. Partout dans le monde, la presse s'enflamme : on apprend ainsi qu'en Inde un magnat du coton est ruiné par un scandale, ou qu'en Chine un trafiquant d'opium est décédé, en apparence, d'une overdose, ou encore que des attentats se sont produits à Strasbourg et à Vienne et qu'aux Etats-Unis, un baron de l'acier vient de mourir…
Personne ne voit le lien entre ces événements qui semblent sans rapport, hormis le grand Sherlock Holmes qui y discerne la même volonté maléfique de semer la mort et la destruction. Et ces crimes portent tous la marque du sinistre Moriarty. Tandis que leur enquête les mène en France, en Allemagne et en Suisse, Holmes et Watson prennent de plus en plus de risques. Mais Moriarty a systématiquement un coup d'avance et semble tout près d'atteindre son objectif. S'il y parvient, non seulement sa fortune et son pouvoir seront sans limite, mais le cours de l'Histoire pourrait bien en être changé à jamais… (Source : Allociné)

 


 

 

On reprend les même et on recommence. A quelques différences près of course.

 

On retrouve avec plaisir ce bon vieux Sherlock, toujours aussi talentueux et conscient de l'être, le Dr Watson qui cette fois vit avec sa femme mais n'arrive pas encore à couper le cordon, et... globalement c'est tout. Irène Adler, hélas, ne dure pas tout le film (je n'en dévoilerai pas plus) mais on voit avec joie l'apparition du frère de Sherlock, le cher Mycroft, personnage assez... intéressant et bien défini (interprété par un Stephen Fry toujours en forme). J'ai eu un peu plus de mal avec Sim, la gitane accompagnant les deux compères. C'est là tout le problème de vouloir caser à tout prix un personnage féminin aux côtés du héros, une sorte de syndrome "James Bond girl".

 

L'univers de l'opus précédent est toujours là, à ceci près que le cadre dépasse les frontières de l'Angleterre et nous fait voyager à travers toute l'Europe. Et c'est là que ce deuxième film arrive à se détacher du premier, à la fois dans le choix du méchant et dans la dimension internationale des péripéties.

Le méchant d'abord. On n'a plus à présenter le professeur Moriarty, génie du crime et égal intellectuel de Sherlock Holmes. Le personnage mythique trouve ici un acteur à sa hauteur en la personne de Jared Harris.

C'est un tout finalement très cohérent ; un super-méchant, l'Europe et la mission de sauver la civilisation européenne. Ca donne tout de suite un côté plus américain au tout (Sherlock devra-t-il sauver le monde la prochaine fois ?) mais l'époque justifie pleinement ce choix.

 

Pour ne pas faire trop long, on pourra citer en vrac et comme piliers du film la qualité des dialogues (Ah, cet humour toujours finement distillé...), le jeu de Robert Downey Jr toujours très à l'aise dans le rôle du gars très doué, sauf dans les relations humaines, et définitivement tête à claques tout en étant très attachant (Un classique finalement...), le duo Sherlock-Downey Jr/Watson-Jude Law qui fonctionne toujours aussi bien et le face-à-face avec Jared Harris.

 

Le film dépasse les 2h mais grâce à la réalisation dynamique de Guy Ritchie, tous les éléments cités précédemment et quelques scènes marquantes, on ne voit pas vraiment le temps passer.

Sherlock Holmes : Jeu d'ombres ne pouvait de toute façon qu'être un succès : De l'humour, de l'action "d'époque", et l'univers (même très librement adapté) de Sherlock Holmes : le trio gagnant.

 

Pour la fin, elle aura peut-être surpris ceux qui ne connaissent pas les aventures du célèbre détective et aura été l'occasion pour les autres de voir une énième adaptation du combat final Sherlock/Moriarty.

 

C'est aussi l'occasion aussi de très vivement recommander la (géniale) série britannique Sherlock avec Benedict Cumberbatch et Martin Freeman. Une autre adaptation plus que réussie et très différente du Sherlock américain.

 

 

 

Par Ameni - Publié dans : Films
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 23:32

http://www.seriebox.com/cine/img/10/10752/affich_10752_1.jpg?id=319Synopsis : Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, est engagé par un des plus puissants industriels de Suède, Henrik Vanger, pour enquêter sur la disparition de sa nièce, Harriet, survenue des années auparavant. Vanger est convaincu qu’elle a été assassinée par un membre de sa propre famille.
Lisbeth Salander, jeune femme rebelle mais enquêtrice exceptionnelle, est chargée de se renseigner sur Blomkvist, ce qui va finalement la conduire à travailler avec lui.
Entre la jeune femme perturbée qui se méfie de tout le monde et le journaliste tenace, un lien de confiance fragile va se nouer tandis qu’ils suivent la piste de plusieurs meurtres. Ils se retrouvent bientôt plongés au cœur des secrets et des haines familiales, des scandales financiers et des crimes les plus barbares…(Source : Allociné)


 

Pour Millenium, il est important de préciser que je n'ai pas lu les livres ni vu les films suédois. Je ne connaissais strictement rien à cet univers, David Fincher m'a donc servi de guide.

Et quel guide !

Histoire d'être sûr de bien en mettre plein la vue dès le début, mister Fincher se paie le luxe d'un générique de début prenant la forme d'un clip magnifique aidé d'un remix d'Immigrant Song de Led Zeppelin. Ca, c'est fait...

 

Pour la suite, je ne suis pas très familier du genre policier mais l'histoire est tout de même sacrément riche et bien construite. (Pas besoin de développer là-dessus je pense). Doublé du fait que David Fincher est très doué, et c'est un euphémisme, pour le genre du thriller, je n'ai eu aucun mal à rentrer dans l'histoire et à y rester malgré les 2h40 du film. Tout au plus une légère impatience de voir réunis les deux personnages principaux.

L'univers de ce premier tome de Millenium ne respire déjà pas la gaieté et la joie de vivre mais David Fincher contribue à développer cette ambiance froide et glauque.

 

A propos de ces personnages d'ailleurs, si le personnage de Mikael Blomkvist est sympathique et doué dans son métier, il me reste surtout en tête la ténébreuse Lisbeth à qui la complexité donne tout son intérêt. Rien à redire sur les interprétations impeccables des deux acteurs, mais il faut bien avouer que celle de Rooney Mara a tendance à un peu plus marquer...

 

Une ambiance glaçante grâce au trio Fincher-Thriller-Suède, un suspense maîtrisé d'un réalisateur que je continue à adule... adorer. Pas besoin de beaucoup plus développer ; C'est du lourd.

 

Bref, une première incursion réussie au sein de Millenium.

 

 

Par Ameni - Publié dans : Films
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 22:29

http://www.seriebox.com/cine/img/10/10725/affich_10725_1.jpg?id=254Synopsis : A Hawaii, la vie d'une famille bascule. Parce que sa femme vient d'être hospitalisée suite à un accident de bateau, Matt King tente maladroitement de se rapprocher de ses deux filles, Scottie, une gamine de dix ans vive et précoce, et Alexandra, une adolescente rebelle de dix-sept ans.

Il se demande aussi s'il doit vendre les terres familiales, les dernières plages tropicales vierges des îles, héritées de ses ancêtres hawaiiens. Quand Alexandra lui révèle que sa mère avait une liaison, le monde de Matt vacille. Avec ses deux filles, il part à la recherche de l'amant de sa femme. Durant une semaine essentielle, au fil de rencontres tour à tour drôles, perturbantes et révélatrices, il va finalement prendre conscience que sa principale préoccupation est de reconstruire sa vie et sa famille. (Source : Allociné)

 


 

 

En guise de déclic : George Clooney dans le rôle d'un homme déboussolé et Hawaii en décor.

Au final, The Descendants est, ma foi, fort sympathique. Un film simple, sans prétention ou prise de tête et qui gère très bien son histoire.


Le film débute avec
Matt King devant faire avec le récent accident de sa femme qui a plongé celle-ci dans le coma. En voix off, il fait part de son désir de devenir un bon mari et un bon père quand sa femme se réveillera. Histoire de bien faire comprendre que toute la période pré-accident n'a pas été un vrai conte de fées et que ce qui suit voit le changement de l'homme.

En attendant, il s'agit de s'occuper de ses filles, qui ne sont pas spécialement de sages petites têtes blondes (Sans pour autant être de vraies terreurs ceci dit), et gérer une vaste affaire familiale de vente de terrain.
Il apprend vite que sa femme n'a pas été des plus fidèles, et le décor est planté. Un décor de rêve et une situation qui l'est beaucoup moins.

La reconstruction d'une famille, renouer des liens avec les siens, faire un point sur sa vie et continuer, un petit road-trip en famille, les thèmes sont classiques et les personnages aussi. Mais ces même personnages bénéficient d'acteurs très convaincants, qu'il s'agisse de Clooney très juste dans son rôle de l'anti-héros qui pédale un peu dans la semoule, ou des deux jeunes actrices jouant ses filles.

Le tout est...touchant, amusant, pas larmoyant pour deux sous (notamment pour un film dont le déclencheur de toute cette situation est une femme infidèle dans le coma), et oscille entre comédie et drame juste ce qu'il faut.

 

Agréable, divertissant, bref un bon moment !

 

 

 

 

Par Ameni - Publié dans : Films
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 20:04

http://www.seriebox.com/cine/img/10/10315/affich_10315_1.jpg?id=909Synopsis : Lorsque sa femme le quitte, Nader engage une aide-soignante pour s'occuper de son père malade. Il ignore alors que la jeune femme est enceinte et a accepté ce travail sans l'accord de son mari, un homme psychologiquement instable... (Source : Allociné)


 

 

J'avoue que je ne savais pas trop quoi dire d'Une séparation sur le moment. Il aura fallu attendre, y repenser, pour m'apercevoir à quel point ce film est excellent.

C'est de la même manière qu'Une séparation m'a séduit : petit à petit. Par l'ampleur et la complexité des thèmes qui font leur apparition, se développent et s'entremêlent ; la relation entre la femme et son mari, entre le fils et (la maladie de) son père, entre accusé et victime, fille et parents, religion et vie quotidienne, entre les différentes couches de la société iranienne... De quoi en perdre son persan, tout comme ces personnages que la pression des événements, les mensonges,... finissement par bien tournebouler.

J'ai pu penser, dans un moment d'égarement, que la profusion de tous ces thèmes empêchait une certaine fluidité.
J'ai en effet été quelque peu surpris par l'enchainement des événements : alors que je m'attendais à la simple histoire...de la séparation d'un couple, un grain de sable pointe le bout de son nez et bouleverse toutes les hypothèses préalables laissant place à un engrenage qui fait, lentement mais sûrement, monter la pression. Finalement, tout participe à l'enrichissement du scénario, élaboré et simple à la fois et qui donne un éclairage nouveau au titre.

La réalisation, sobre et juste (style "Force tranquille"), a mine de rien réussi à se faire oublier au profit de son histoire, contrairement aux acteurs qui crèvent tout simplement l'écran. Justes, bouleversants,... les adjectifs ne manquent pas. Il n'y a qu'Hodjat, le mari de Razieh, qui m'a quelque peu exaspéré, "coincé" dans le rôle du mari colérique qui ne sait s'exprimer qu'en gueulant (Et même si finalement, on le comprend). Il reste, pour le coup, une pièce vitale de ce film où tout respire la justesse, la subtilité et "l'anti-manichéisme du quotidien" (En panne de mots pour le coup...)


Bref, j'ai envie de revoir Une séparation. Comme si j'avais eu devant moi un chef-d'oeuvre dont je n'avais pas réussi à percer le secret du premier coup.

 

 

 

Par Ameni - Publié dans : Films
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 23:43

http://www.seriebox.com/cine/img/7/7510/affich_7510_1.jpg?id=121Synopsis : Nina est une danseuse de ballet qui rêve d'obtenir le double rôle de « reine des cygnes » dans le ballet Le Lac des cygnes. Thomas Leroy, le maître de ballet, la sait parfaite pour danser le Cygne blanc, mais doute qu'elle puisse aussi incarner son double maléfique, le Cygne noir, rôle pour lequel Lily lui semble mieux faite. Nina obtient néanmoins le rôle de « reine des cygnes » [...]

Alors que cette fille bridée et surprotégée par sa mère est poussée aux vices par son entourage et que les répétitions de danse se succèdent, Nina, afin de pouvoir aussi parfaitement danser le Cygne noir, s'identifie peu à peu à lui et se laisse envahir par le côté sombre et agressif qui le caractérise. (Source : Wikipédia.fr)

 


 

 

J'ai toujours remis à plus tard d'aller voir Black Swan. Heureusement, le festival Télérama m'aura permis d'aller le voir sur grand écran.

Résultat : Wow.

J'ai lu, je ne sais plus où, que l'on aime ou pas Black Swan, il ne laisse pas indifférent. C'est le moins qu'on puisse dire. Ce film a l'art de générer une tension tout du long, avec des pics de stress toujours au bon moment. Savamment orchestré !


Nina a été choisie pour interpréter le rôle principal du Lac des Cygnes et doit donc jouer à la fois le cygne blanc et le noir. Le problème c'est que ce dernier lui pose problème. Pas vraiment en adéquation avec sa personnalité disons, elle doit donc changer. Maîtriser deux personnalités totalement opposées, il y a de quoi pêter un plomb, surtout lorsqu'on subit une pression énorme de tous côtés. Le changement aura lieu, petit à petit, et c'est assez angoissant. Et puissant.

Tous les éléments du film sont impeccables : Le scénario brillament construit, le jeu de Nathalie Portman (je comprends bien l'Oscar maintenant, c'était la moindre des choses pour une prestation pareille) ou la musique de Clint Mansell (Fortement aidé par Tchaïkovski bien sûr) qui n'ont aucun mal à donner des frissons.

L'entremêlement de l'univers froid et rigoureux de la danse, la fragilité psychologique du personnage principal, une musique omniprésente et des scènes très fortes qui restent encore en tête une fois le film fini ; c'est un cocktail qui fonctionne. C'est le premier film de Darren Aronofsky que je vois, mais celui-ci semble avoir le talent de créer un univers troublant sans jamais tomber dans l'excès.

Bref, c'est oppressant, saisissant, et brillant. Impossible pour le coup de retranscrire la tension que fait naître Black Swan.

Reste désormais à regarder les autres films de Darren Aronofsky ! Et le Lac des Cygnes aussi.

 

 

Par Ameni - Publié dans : Films
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 00:21

http://www.seriebox.com/cine/img/11/11638/affich_11638_1.jpg?id=266Synopsis : Le film explore la vie publique et privée de l'une des figures les plus puissantes, les plus controversées et les plus énigmatiques du 20e siècle, J. Edgar Hoover. Incarnation du maintien de la loi en Amérique pendant près de cinquante ans, J. Edgar Hoover était à la fois craint et admiré, honni et révéré. Mais, derrière les portes fermées, il cachait des secrets qui auraient pu ruiner son image, sa carrière et sa vie. (Source : Allociné)


 

  Aller voir un film de Clint Eastwood, c'est toujours une certitude : Je sais que la réalisation sera impeccable, classique, une valeur sûre du bon divertissement. C'est aussi toujours un doute : Du impeccable-qui marque, ou du impeccable-mais-sans-plus ?



Dans le cas de J. Edgar, j'ai passé deux bonnes heures (un peu longues peut-être), la réalisation est nickel, les acteurs aussi (quoique le maquillage de vieil homme de
J. Edgar Hoover et Clyde Tolson ne m'a pas vraiment convaincu).

Le scénario par contre m'a laissé sur ma faim, occultant des passages dont j'aurais aimé qu'ils soient plus développés, et développant d'autres qui ne le méritaient sans doute pas. C'est la vie privée de Hoover qui est ici surtout abordée, et c'est vrai qu'il y a de quoi remplir un film (Je vais éviter de spoiler au cas où pour ceux qui ne se renseignent pas sur Hoover avant d'aller voir le film), mais les choix du scénariste et ceux que j'aurais pu faire divergent (et comme dirait Desproges...).

 

Par contre, le double fil "Flash-backs/présent" autrement dit "Débuts de Hoover/fin de Hoover" est bien trouvé et tout mettant bien en valeur la longévité du bonhomme permet de mettre à jour certaines évolutions ou constantes, et mine de rien de résumer une carrière bien remplie et une personnalité complexe.

Mais sur un personnage aussi puissant et controversé que lui, j'attendais un peu mieux que ça. Peut-être est-ce la combinaison Biopic/Eastwood qui ne m'atteint pas (J'avais apprécié Invictus, sans plus aussi), ou le côté trop propre, trop lisse de la réalisation pour un homme qui ne l'était pas, ou un sujet trop dense pour tenir sur un film,...

Un autre bon point à noter tout de même : Si j'étais un peu sceptique sur Leonardo Di Caprio jouant Hoover, celui-ci m'a vraiment convaincu, que ce soit sa transformation physique ou vocale, l'acteur habite complètement son rôle. Une fois de plus, chapeau. Il éclipse pour le coup Armie Hammer (The Social Network) jouant le rôle du n°2 et (trèès bon) ami de Hoover.

Un bon moment mais pas inoubliable. Ca deviendrait presque une habitude avec ce cher Clint. J'attends le prochain !

 

 

 

Par Ameni - Publié dans : Films
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 19:11

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv8439720.jpgQuatrième de couverture : Fredrik Welin vit reclus sur une île de la Baltique. A soixante-six ans, sans femme ni amis, il a pour seule activité une baignade quotidienne dans un trou de glace. L'intrusion d'Harriet, l'amour de jeunesse abandonnée quarante ans plus tôt, brise sa routine. Mourante, elle exige qu'il tienne une promesse : lui montrer un lac forestier. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient de recommencer.

 


 

 

Un homme vit reclus sur son île au milieu de la Baltique, loin de tout et de tout le monde. Son seul lien avec le monde est un facteur hypocondriaque qu'il n'apprécie pas spécialement et sa seule compagnie est faite de sa chienne, sa chatte et sa fourmilière.

Bien évidemment son passé finit par le rattraper et prend la forme d'une vieille femme et de son déambulateur. A partir de là, sa vie est bouleversée à jamais. Son ermitage est fini, et pendant environ un an, on suit le bon Fredrik faire face à son passé.

Les thèmes sont relativement classiques : La fuite face au passé son lot d'erreurs et de regrets. La maladie, la mort et la solitude sont aussi de la partie, le tout abordé à travers la présence de différentes femmes, vestiges ou conséquences de ce passé. Fredrik Welin, personnage principal de son état, se voit donc contraint de faire face à ses fantômes, fruits de ses erreurs (ou choix, c'est selon) eux-même résultats de son caractère non exempt de défauts.

Aucun pathos, aucun mélodrame ou misérabilisme heureusement, tout est franc, sincère et sobre. Le style dans la même veine permet une lecture très facile et agréable (Oui, oui le "agréable" tient bien compte de tous ces thèmes un brin pas-très-heureux). Tout l'univers nordique est bien là, continuant de me prouver combien il est bon de sortir des frontières franco-anglo-saxonnes.

 

Des thèmes forts, des personnages qui ne le sont pas moins, et un cadre idyllique. Les chaussures italiennes est à recommander !

A noter tout de même de petites longueurs vers la fin.

 

Mais reste surtout la joie d'avoir répondu à la question "Mais qu'est que des chaussures italiennes viennent faire là-dedans ?"

Par Ameni - Publié dans : Livres
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